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mon histoire, mon parcours

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mon histoire, mon parcours

Message par Admin le Dim 24 Mai - 13:57

Si je devais donner un titre au récit de mon histoire personnel je pense que je l'intitulerais : ' elle ma maîtresse maudite ‘. Vous aurez compris qu'elle c'est l'alcool. Pourquoi Amant parce que je ne vivais plus qu’avec, pour elle.

Lorsque j'étais alcoolique, j'ai délaissé mon épouse, mes enfants, mes amis et puis moi aussi. Quand on est dépendant de la bouteille elle est notre principale source d’intérêt, l'inquiétude de savoir si on aura la dose quotidienne.

J'avais été abstinent pendant 8 ans, j'avais bêtement crue que j'étais guéris, que je pouvais me permettre un égard. Invité au mariage de mes meilleurs amis, j'ai consommé tout en imaginant un lendemain sans conséquence. Mais bien au contraire le mal étant fait, me voilà repartis sur la route de l'alcoolisme, ou les doses quotidienne augmentent.

Mon épouse et mes enfants subissaient de nouveau, mon caractère colérique, mes sauts d'humeur, mes ivresses, mes conneries, mon irresponsabilités.

Intérieurement je savais que je fuyais grâce à l'alcool mes soucis financiers et autres. Grâce à ce compagnon j’oubliai mes ennuis, mes emmerdes, j'imaginais qu'ils disparaissaient, mais au contraire ils se multipliés et amplifiés, alors je buvais plus et abandonné les miens.

Plus le temps passé, plus les ennuis s accumulés, plus ma famille s’éloignées et je buvais buvais. J'étais certain d'une chose je n'étais pas un alcoolique, pourtant on me le répété sans cesse, et sans cesse j’argumentai, donné des exemples, des noms, mais moi alcooliques Non !

Les disputes plus fréquentes et plus violentes les unes que les autres ont amené mon épouse et mes enfants à quitter la maison, pour me fuir, pour se protéger et probablement aussi pour me faire comprendre ce que je ne voulais pas affrontés ma dépendances à l'alcool.

Puis vient ce jours ou vous vous regardé honnêtement et que vous acceptez votre problème, vous vous savez au plus profond de vous que en réalité votre amis la bouteille est en vérité un calvaire, un enfer, une prison. Oh oui vous je le savais alors pourquoi ne pas le reconnaître. Par lâcheté, par peur peut être, je n'ai pas la réponse.

J'ai alors promis à mon épouse de me soigner, d’arrêter, alors elle est revenue. Mais j'ai encore triché .Je buvais encore plus en cachette, croyant bêtement que personne ne le remarquerais. Qu'elle sottise qu'est-ce que l'on est 'con' quand on est buveur. J'ai assimilé avec le recul qu’en fait on est le dernier à percevoir les choses.

Prisonnier plus que jamais, je n'avais pas de solution, je ne savais plus comment faire. Un matin, certainement un des rares ou je pouvais penser, j'ai admis que non seulement je devais accepter ma maladie mais aussi que seul je n'avancerais pas dans cette affrontement. Par internet j'ai trouvé des associations d'aides aux malades dépendant alcooliques. J'ai rencontré chaque responsable d'association avec mon épouse et d'un commun accord nous avons choisi sans hésité l’une d’elle.

Constamment dans mes mensonges, que j'étais le seul à croire, j'ai poursuivi ma fuite en avant, puis le drame est arrivé, mon épouse et mes enfants sont partis, plus de contact, on parle de divorce. J'ai pleuré, tenté de me suicider, supplier, promis mais je restais dans cette solitude que j'avais créé.

J'ai participé aux réunions ou j'ai inventé, eux aussi ils ne m'ont pas crue, ils n'ont rien dit, témoins de leur propre histoire ils ont probablement du connaître cette période où plus personne n’accorde de crédit à vos allégation, néanmoins ils font semblant de vous croire.

J'ai continué à pleurer, à crier, a supplié dans cette chambre à l’hôpital Clémentel. Et un matin j'ai sus, alors j'ai bougé, je me suis pris en main, j'ai accepté, j'avais enfin admis que le meilleur remède c’était moi, c’était ma volonté, de redevenir maître de mon destin, de ma force, la médecine est le partenaire indispensable dans le chemin de la guérison mais nul ne peut mieux vous aider que vous même.

Au moment où je partage mon histoire avec vous, voilà 19 mois que je n'ai pas retouché, mon épouse est à mes côtés en train de jouer détendu sur sa tablette, mon fils juju est en haut en train de jouer, mon second fils Yann est au travail, et mon grand Greg vit sa vie avec sa copine et ses deux enfants.



Oh non tout n'est pas rose, mais plus rien n'est noir, la vie c'est entre gris clair et gris foncé.

Je tiens à remercier un ami, que je ne nomme pas par respect pour sa vie privé, mais qui se reconnaitra, pour son écoute, ses conseils, sa compréhension, ces coup de gueule, sa générosité de cœur, de même, et ils et elles se reconnaîtront, ce ou celle qui m'ont aidé, écouté, compris, bousculés, engueulés, soigné et tant d'autres choses encore.

La famille c'est lentement recomposé, maintenant elle est redevenue une est indivisible. La bouteille ne manque à personne elle est partie plus difficilement qu'elle n'est arrivé. Je sais que jamais je ne serais guéri, il me faudra être vigilent, prendre des piqûres de rappel et surtout en aucun cas oublier mon parcours.

Nos histoires ont certes des point commun mais sont unique, chacune et si différente, si profonde, nos histoires font mal, ne s’efface pas, elles laissent des traces, des blessures, elles nous appartiennent jusqu'au dernier souffle.

J'ai appris de laisser le temps au temps.

Désormais je ne suis plus seule sunny
A Domi mon épouse. flower
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